Par AFDC-A TASK FORCE NUMÉRIQUE
A l’occasion de la 50ᵉ session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), qui se tient à Paris du 9 au 13 juillet 2025, la République Démocratique du Congo, à travers sa délégation parlementaire conduite par l’Honorable Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO, deuxième Vice-Président du Sénat, a une fois de plus porté une question essentielle au cœur des débats à la commission des Affaires Parlementaires de l’APF :
Pourquoi la République Démocratique du Congo, pourtant premier pays francophone par sa population (plus de 120 millions d’habitants), n’est-elle pas véritablement soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans ses efforts de développement, de paix et de stabilité ?
Ce questionnement, que le Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO avait déjà soulevé à Cotonou, au Bénin, lors de la session régionale Afrique de l’APF, est loin d’être rhétorique. Il reflète un sentiment d’abandon croissant de la part d’un espace censé promouvoir la solidarité entre peuples francophones, particulièrement dans les moments les plus critiques.
Une Francophonie effacée face à la détresse de l’Est de la RDC ?
Alors que l’Est de la RDC fait face à une insécurité structurelle, marquée par des agressions armées, des déplacements massifs de populations, des crimes à répétition et une détérioration profonde du tissu social et économique, la Francophonie demeure silencieuse, timide, disons absente.
Ni les condamnations fermes, ni les initiatives de terrain, ni même les plaidoyers à la hauteur des enjeux n’ont émergé de l’OIF, laissant planer une inquiétante indifférence institutionnelle à l’égard d’un grand pays membre, pilier et moteur de la Francophonie.
Et pourtant, la RDC incarne la vitalité démographique, culturelle, linguistique et politique de cet espace francophone. Elle est le berceau d’une jeunesse francophone dynamique, d’une société civile engagée, d’un parlement actif, et d’un secteur éducatif qui fait vivre au quotidien la langue française dans toutes ses dimensions.
La question du respect et de la réciprocité
La question posée par la RDC à travers le Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO est aussi une question de respect. Peut-on construire un espace de coopération équilibré lorsque les États qui le composent ne sont pas considérés à leur juste valeur ?
Peut-on continuer à parler de francophonie solidaire si les priorités stratégiques de ses membres les plus vulnérables sont ignorées, voire reléguées au second plan ?
La réponse du représentant de l’OIF, ce 11 juillet 2025, lors de la réunion de la Commission des Affaires parlementaires de l’APF, fut vague, imprécise, presque embarrassée. Un silence déguisé en réponse, parlant des prix de concours francophones, alors qu’il s’agissait d’une interpellation légitime et urgente, profonde, formulée avec dignité.
Un appel collectif à repenser la Francophonie
À travers cette tribune, l’AFDC-A TASK FORCE NUMÉRIQUE exprime son soutien total à cette démarche de vérité et de lucidité portée par notre Autorité Morale, le Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO. Nous appelons l’OIF et ses instances à repenser leur posture, à sortir d’un fonctionnement symbolique et à entrer dans une logique d’action concrète et équitable, centrée sur les besoins réels des peuples.
Car la Francophonie ne peut se résumer à des sommets, des discours ou des programmes hors-sol. Elle doit devenir un outil de transformation collective, de défense des intérêts communs, de coopération structurelle.
Et cela commence par un changement de regard sur la RDC : non comme une espace fragile, mais comme un cœur francophone, un levier stratégique pour l’avenir de toute la communauté.
AFDC-A TASK FORCE NUMÉRIQUE
Structure de communication interne, non statutaire mais attachée aux valeurs de ce grand regroupement politique.






