Une tribune de Christian ILUNGA, cadre de l’AFDC-A
Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où le silence devient complicité, où l’indifférence trahit les espoirs d’un avenir possible. Ce qui se joue actuellement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n’est pas une simple escalade de violence armée, mais une stratégie politique et économique orchestrée, aux allures de guerre psychologique. Une guerre contre le progrès. Une guerre contre ceux qui dérangent par leur intégrité et leur vision.
Le cas du Professeur Modeste Bahati Lukwebo, sénateur et autorité morale de l’AFDC-A, un partenaire de premier rang du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi illustre ce cynisme sans masque. Cet homme, connu pour ses investissements tangibles en faveur du développement local, un aspect qui est en soutien de la vision du Président de la République, notamment celle de la création d’emploi, devient la cible d’un acharnement qui dépasse toute logique démocratique. La répétition des campagnes de diffamation, des actes de sabotage et des violences ciblées contre ses unités de production et ses biens n’est pas fortuite : elle révèle une conspiration qui ne dit pas son nom.
De Katana à Kasheke, c’est tout un rêve d’autonomie économique qui est réduit à néant. Cimenterie attaquée, usine de tomates ravagée, ambulances offertes à la communauté portées disparues… Chaque acte porte une signature : celle du refus du progrès, celle du rejet des modèles patriotiques qui défient le statu quo. Et pourtant, les projets de l’Autorité morale Bahati Lukwebo ne relevaient pas d’une ambition personnelle isolée, mais d’une vision partagée de transformation collective.
Je me demande : devant cette entreprise méthodique de déconstruction, les institutions brillent par leur mutisme. Où sont les voix qui autrefois se levaient relier notre Leader aux patins pour condamner ces exactions ? Où sont les mesures pour protéger les bâtisseurs d’un avenir meilleur ? Le silence n’est pas neutre. Il pèse. Il entérine. Il permet.
Il est temps de changer de posture. Dénoncer ne suffit plus. Il faut décrier, exposer, nommer les complicités et réveiller les consciences. Le peuple congolais mérite de savoir que ses alliés ne sont pas forcément ceux qui crient le plus fort dans les micros, mais ceux qui travaillent en silence sur le terrain. Ceux qui investissent dans la santé, l’éducation, l’économie locale, malgré les dangers.
La République ne peut progresser en laissant ses bâtisseurs être démantelés sans défense. Le cas du Professeur Modeste Bahati Lukwebo devrait être un signal d’alarme pour toutes les forces vives du pays. Je commence personnellement : protéger nos leaders patriotiques, c’est défendre notre propre espoir de renaissance.
L’avenir ne se construira pas dans la peur. Il se bâtira dans la reconnaissance, le soutien, et la mémoire des sacrifices consentis. Pour cela, il faut du courage. Un courage lucide et collectif. Le moment est venu de le faire entendre.
Christian ILUNGA Membre AFDC-A TASK FORCE NUMÉRIQUE.






