Prenant la parole ce vendredi 11 juillet 2025 à Paris, lors de la réunion de la Commission des Affaires parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) à l’occasion de sa 50e session, l’Honorable Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO, Vice-Président du Sénat de la République Démocratique du Congo, a formulé deux recommandations majeures pour la survie, la vitalité et le renforcement de la coopération entre les pays membres de l’espace francophone.
- Vers l’autonomie économique des pays francophones
Partant du constat selon lequel la recherche des ressources naturelles est souvent à l’origine des convoitises et des conflits, à l’instar de la situation en République Démocratique du Congo son pays, le Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO a plaidé pour une « auto-prise en charge des pays francophones » dans un contexte marqué par le désengagement croissant de plusieurs partenaires financiers, notamment les États-Unis, des projets de développement dans l’espace francophone.

Très prévoyant, il a alerté ses pairs parlementaires sur les risques que pourrait engendrer cette tendance si aucune réponse collective n’est apportée. Il a ainsi recommandé une coopération économique renforcée, solidaire et pragmatique entre les pays de la Francophonie, afin qu’ils soient capables de répondre à leurs besoins fondamentaux par des mécanismes internes de mutualisation, d’innovation et d’investissement local.
Dans cette perspective, le Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO a rappelé l’essence même de sa vision : « placer l’Homme au centre de toutes les politiques publiques ». C’est, selon lui, la clé pour assurer un développement socio-économique durable, équitable et inclusif.
- Défense et promotion de la langue française
Abordant ensuite la question de l’identité linguistique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de son bras parlementaire, l’APF, le deuxième Vice-président du sénat congolais a fermement plaidé pour le renforcement et le rayonnement de la langue française, qu’il considère comme le socle identitaire et culturel commun de l’ensemble des États membres.
Il a dénoncé la marginalisation progressive du français dans les grandes rencontres internationales, y compris dans les fora où les pays francophones sont pourtant fortement représentés. Il a qualifié d’incohérent, voire d’absurde, le fait que la majorité des documents officiels de ces rencontres soient rédigés exclusivement en anglais, reléguant le français à une place secondaire, voire inexistante.
Pour lui, il est impératif que le français retrouve sa place de langue de travail, de négociation et d’influence, comme c’est le cas de l’anglais dans les pays anglophones. Il a appelé à une véritable offensive diplomatique et institutionnelle pour que le français ne subisse pas le sort de nombreuses langues disparues.






