Sud-Kivu, Deux infrastructures industrielles stratégiques, symboles d’un avenir productif pour la République Démocratique du Congo, viennent d’être brutalement détruites par des hommes en armes dans les territoires de KABARE et KALEHE. Il s’agit de deux investissements majeurs : une cimenterie et une usine de transformation agroalimentaire. Les machines ont été pillées, les chaînes de production cassées, et les espoirs d’une relance locale violemment fauchés.
Derrière ces infrastructures se trouvent plus de 8.000 travailleurs pères, mères, jeunes diplômés aujourd’hui réduits au chômage brutal.
Ces hommes et femmes, qui espéraient reconstruire leur vie à travers un emploi digne, se retrouvent du jour au lendemain sans revenu, sans avenir immédiat.
« Que vont-ils manger demain ? Où iront leurs enfants ? Qui répondra de cette tragédie humaine ? »
Ce crime économique n’est pas un accident. Il s’inscrit dans une stratégie bien rodée de sabotage économique dans l’Est en détruisant les rares pôles industriels nationaux, on ne fait pas que bloquer des machines. On tue la production locale. On étouffe l’espoir. On affame les familles.
Et pourtant, malgré ces attaques, certains leaders politiques n’ont jamais cessé de défendre une vision souveraine du développement, fondée sur la création locale de richesses, la relance industrielle et l’emploi congolais.
Ce drame appelle une réaction nationale forte, et une protection des initiatives économiques locales dans les zones à risque.
Il appelle surtout à soutenir les dirigeants politiques visionnaires qui font du développement intégré une priorité stratégique.
Le silence n’est plus une option. Le Congo doit se lever, défendre ses usines, protéger ses travailleurs, et poursuivre son chemin vers la souveraineté économique.
CIRIMWAMI CIDORHO Benjamin dit Gardien du Temple, membre de l’AFDC-A TASK FORCE NUMÉRIQUE.






